Péripéties en terres namibiennes – Epilogue

Nous venons de survoler le Zanzibar, à présent c’est l’océan indien qui nous entoure alors que nous faisons cap vers Doha. Les images et émotions se bousculent dans ma tête. Chaque jour les expériences et impressions se sont empilées, et nous voilà aujourd’hui avec une accumulation multicouches de souvenirs – tout cela est passé tellement vite. Après 5000 kilomètres en terres namibiennes, nous ramenons plus de 4000 photos, un long travail de tri m’attend ; nous ramenons surtout ce carnet… Une fois de plus je me dis que cela vaut vraiment la peine de l’écrire au jour le jour… Si j’aime à le partager sur ce blog, c’est avant tout pour nous que je le rédige, hein !

L’heure est venue de vous partager nos impressions post-voyage, et je ne sais pas par où commencer

1. Le pays

Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre, après tout nous mettions les pieds en Afrique ! Nous avons été impressionnés par l’état des infrastructures et facilités en Namibie : tout est propre, les routes, pistes et hébergements sont bien indiqués le long du parcours.

Et si l’on tient bien compte des distances pour prévoir ses ravitaillements – essence et nourriture, le pays s’avère très facile ! Attention cependant que les magasins d’alimentation peuvent être fermés le samedi après-midi et le dimanche ; il convient d’en tenir compte.

2. Les paysages

Amateurs de paysages à couper le souffle, nous avons été servis, et bien servis ! Dans l’introduction du carnet, je parlais d’une « autre dimension de la notion des grands espaces », et bien je ne pouvais pas mieux l’exprimer

Nos coups de cœur vont aux dunes du Kalahari, aux montagnes Sperrgebiet Rand, aux plaines du NamibRand, et bien entendu aux décors surréels de Sossusvlei. Globalement, c’est sans conteste le sud qui a émerveillé nos pupilles ; et dans une moindre mesure le Damaraland

3. Les animaux

Que de rencontres ! Bien sûr que nous nous attendions à voir beaucoup d’animaux, mais nous ne nous attendions pas à en voir autant ensemble, à observer le comportement en cohabitation des différentes espèces.

Les informations données par les guides se révèlent très utiles : les zèbres broutent le haut de l’herbe et les gnous le bas – on les retrouve naturellement ensemble… Comment distinguer un zèbre des montagnes d’un zèbre des plaines ? la différence entre le mâle et la femelle de l’oryx, de la girafe, du kudu ? Nous avons appris plein de choses
Certaines rencontres ont été magiques, nous pensons inévitablement au léopard, à l’honey badger ou encore le pangolin. La multitude d’oiseau que l’on a pu observer aussi ! Afin de mettre un nom sur toutes nos observations, notre guide de la faune s’est avéré très utile, ainsi que le dépliant-carte d’Etosha. Les enfants ont utilisé ce dernier comme carnet de chasse, cela leur fait un beau souvenir !

Petit bémol toutefois : le mode « safari » qu’il soit guidé ou en self-drive est inévitable pour pouvoir profiter de toutes ces observations. Je m’explique : nous avons trouvé parfois les heures passées assis dans un véhicule assez fatigantes. Chaque jour dans Etosha, il y avait un moment où l’on saturait, et on attendait qu’une seule chose, c’était d’atteindre le campement. J’imagine que certains peuvent continuer de s’émerveiller jusqu’au coucher du soleil sur les pistes du parc – ce ne fut pas notre cas. On aime bouger, randonner, et le fait d’être contraint de rester enfermés dans une boite à conserve roulante cela ne nous convient pas

4. Le camping

C’était une grande première pour la tribu, et cela s’est très bien passé.

Le montage et démontage des tentes est assez facile, et avec l’habitude on devient bien organisé. Le plus compliqué c’est le rangement dans le coffre, ici aussi il convient de bien s’organiser pour que chaque chose ait sa place et soit facilement accessible. Pour les repas il faut s’adapter un peu étant donné car on avait qu’un seul réchaud – donc impossible de chauffer des pâtes et une sauce en même temps par exemple. On faisait chauffer le pot de sauce contre les braises du barbecue, mais il faut veiller à l’ouvrir avant, et/ou percer des trous dans le couvercle pour éviter que la sauce bouillante ne t’explose à la figure quand tu l’ouvres… Ici on pouvait compter sur les habitudes des enfants qui vont aux scouts… Un conseil: ne pas oublier l’opinel et le couteau suisse dans les valises, cela nous a bien servi!
Côté bruits nocturnes, on a entendu de temps en temps un animal qui venait faire les poubelles – sans doute un chacal. Des cris d’animaux évidemment – le plus perturbant fut au Rostock Ritz, car on avait vraiment l’impression qu’un enfant hurlait au loin comme si on le torturait… Quand tu sais qu’il n’y a qu’un seul autre emplacement occupé, et que le camping est au milieu du désert à 7 km du lodge, ça fait un peu flipper… A Etosha on en entendait beaucoup, rugissements de lion etc.

Certains campsites étaient vraiment extras ; mention spéciale au NamibRand Family Hideout, à Madisa Camp, Klein Aus Vista ou encore Bagatelle. Les pires : ceux d’Okaukuejo et Halali

5. Les activités coups de cœur

Quand on demandait à chacun quelles activités / visites / randos ils ont préférées, elles étaient nombreuses à refaire surface

Alors je vous les mets par ordre chronologique, avec un petit rating :

6. L’impossible comparaison avec l’Ouest US

Ce n’est pas comparable !! Il m’est impossible de trancher entre les deux… Comme similitude on peut dire que l’ouest américain et la Namibie offrent tous deux une grande variété en termes de paysages et d’activités, et conviennent très bien au mode de vacances en « road-trip » ; que nous affectionnons particulièrement

A certains égards, je trouve certains paysages des Etats-Unis plus spectaculaires, étant donné que là c’est toute une succession d’événements géologiques qui a forgé le décor actuel. D’un autre côté, la Namibie offre des étendues infinies quasi vierges de toute trace humaine. Nul ne peut rester indifférent face à cette nature immaculée et à la faune qui l’habite… Là même où l’ouest américain – sur-exploré – regorge de plein de pépites dans un espace relativement restreint, faciles d’accès – ou pas !

7. …sauf pour le budget

D’un point de vue pratique, et budget, l’avantage va indéniablement aux Etats-Unis : les possibilités d’activités dans les parcs nationaux sont nombreuses, bien documentées, et souvent gratuites – même les balades guidées avec ranger. L’affluence est autre évidemment, mais si l’on cherche à s’éloigner des foules on y arrive toujours. Si certaines visites ou activités aux US ne sont pas données (Antelope Canyon, Universal Studio…), on peut s’en passer et faire autre chose dans le coin ; alors que dans une réserve namibienne privée, le safari guidé sera souvent incontournable

Pour les hébergements aussi, le budget pour une famille comme la nôtre penche en faveur des Etats-Unis : la faute aux prix appliqués par personne ici en Namibie – même pour les emplacements de camping. Alors qu’aux Etats-Unis on paie la même chose pour une chambre de motel que l’on soit 2 ou 5 à l’occuper. Dans Etosha nos emplacement de camping nous revenaient à près de 100€ la nuit ! Quand je pense qu’aux States il m’arrive de trouver des chambres à moins de 40$… Ce à quoi il faut rajouter le surcoût de la location du 4×4 équipé par rapport un SUV Fullsize Et le prix des lodges, n’en parlons pas

Pour les dépenses alimentaires par contre, que ce soit au resto ou au magasin, c’est en Namibie que l’on dépensera le moins !

Pour le carburant, l’égalité est presque parfaite : prix de l’essence ou du diesel et consommation comparables entre un Toy Hilux ou un Chevy Tahoe

8. Conclusion

Oh bien sûr que la Namibie est un énorme coup de cœur, pour toute la tribu ! Je suis certain qu’ils en garderont un souvenir unique

Sommes-nous « addict », comme pour l’Ouest Américain ? Difficile à dire, pour cela il va falloir revenir – et alors que l’on fait vol vers nos terres natales, l’envie de faire demi-tour est bien présente

Merci à vous tous de nous avoir accompagnés sur le toit de notre 4×4; désolé si cela secouait parfois sur les pistes – c’est le massage namibien, comme ils disent là-bas! Merci pour tous vos retours et commentaires en direct, cela donne encore plus de vie à ce carnet – qui est pour nous un magnifique souvenir de voyage; il me tarde de tout relire depuis le début!

Olivier

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